Toute jeune, mon grand-père m'a amenée aux courses avec lui

en général, je pariais sur le 1 ou le 2, comme gagnants, et parfois, eh bien j'avais la joie de gagner!

 

Je me souviens qu'il y avait des terrasses où nous montions pour mieux voir,

à l'époque, aucun escalier ne me faisait peur!

 

Il me prétait ses jumelles pour que je voie de très près les bêtes, maintenant j'en ai hérité, elles sont à moi et je les prète à mes petits-enfants.

Parfois nous allions à la pesée, comme les jockeys paraissaient frèles dans leurs habits satinés, parés comme pour une grande kermesse, de grands enfants, au visage mûr. Si je les enviais de monter et de concourir, je n'aurais jamais pris leur place: se priver pour être léger, non! et ressembler à un vieil enfant? Jamais!

Je n'avais même pas conscience que c'était là un monde masculin dont j'étais de fait exclue

 

Ma mère prétend que mon grand-père m'amenait à l'hippodrome du champ de manoeuvre, cet immense espace autrefois dévolu aux entrainements de la cavalerie française, qui accueillait la revue du 14 juillet, le grand bal, les feux d'artifice tirés par Ruggiéri et les foires internationales. Mais jusqu'à quand a-t-il servi d'hippodrome le champ de manoeuvre? moi je ne me rappelle pas qu'on y ait vu des courses!

Ce pourrait bien être à St Eugène près d'Oran, parce qu'il y a une terrasse, en effet, à l'hippodrome du figuier, et un restau sous les tribunes, mais c'est peu probable vu la longue distance à parcourir, environ 600km aller-retour, nous n'aurions pas pu dans un après-midi.

Il paraît vraissemblable que nous allions aux Caroubiers, à Hussein Dey, l'actuel champ de course algérois, menacé de restructuration et d'un projet futuriste (cabinet d'architecture français) qui le transformera tellement que je ne pourrai en aucun cas le reconnaître!
(y-a-t-il des sites "classés" "Unesco" en Algérie? il y a beaucoup de sites classés, qui ne le sont pas au patrimoine mondial de l'UNESCO, mais des sites comme l'hippodrome, je ne pense pas) 

 

 

Courses, 2013, reportage à l'hippodrome du Caroubier:

 

 

 

un élevage de chevaux:

 

 

 

Les haras de Chaouchoua (Tiaret) constituent un pole d'élevage équin en Afrique et au monde. Pas moins de 700 hectares d'herbe verte, ce vivier du cheval barbe et du pur-sang a donné quelques champions de renom.